CONTEXTE

Un peu d'histoire

La civilisation maya est apparue environ 1 000 ans avant l'ère chrétienne. Elle s'est développée dans presque tout le Guatemala actuel.
Pedro de Alvarado, un conquistador espagnol, détruisit et soumit brutalement les peuples maya d'Amérique centrale entre 1523-1527.

 

   Le Guatemala s'émancipa de l'autorité espagnole en 1821, faisant alors partie du Mexique. Très vite, il se sépara du Mexique pour former avec d'autres régions les Provinces unies d'Amérique centrale. Une guerre éclata en 1838 et s'acheva en 1840, à travers laquelle le Guatemala acquit son territoire actuel.
Durant près d'un siècle, nombre de dictateurs se succèdent.

   A cette époque, le Guatemala est le premier producteur de bananes et de fruits tropicaux des Caraïbes, son unique ressource, mais toutes ses terres, toute son économie, sont aux mains de la « United Fruit Company » qui s'installe en 1901 dans le pays.

La réforme agraire

   En 1945, Juan José Arévalo, le président nouvellement élu, instaure une nouvelle ère d'investissements sociaux, ainsi qu'un code du travail et le droit de grève.

   En juin 1954, son successeur Jacobo Arbenz Guzmàn instaure une taxe sur les exportations et décide une réforme agraire (le Décret 900) qui oblige entre autres la United Fruit Company à céder une partie importante de ses terres en friche (donc inutilisées).

   En réponse, un véritable coup d'état est alors mis sur pied par les états unis. La CIA renverse Arbenz Guzman et installe à sa place une junte militaire dirigée par le Général Carlos Castillo Armas.

  


    Les années suivantes, la résistance paysanne tentera tant bien que mal de s'organiser. Dans les années 1960, un mouvement de guérilla apparait, regroupant idéologues de gauche, plusieurs officiers rebelles ainsi que de nombreux paysans.

La guerre civile

    A partir de 1982, le conflit prend alors des allures de guerre civile.

 

    En 1986, les pressions paysannes ont raison des régimes dictatoriaux : l'élection du président Vinicio Cerezo remet le pouvoir aux mains des citoyens. Son successeur, Jorge Serrano, fomente un nouveau coup d'état mais est finalement destitué peu de temps après. L'état passe alors sous mandat de l ONU, en 1994. Rigoberta Menchu Reçoit le prix Nobel de la paix en 1992.

 

  


   Le 29 décembre 1996, un accord historique est signé avec la guérilla, et le conflit prend fin. Alvaro Arzu devint président en 1996. Des élections démocratiques sont organisées en 1999. Le mandat présidentiel d'Alfonso Portillo débuta le 14 janvier 2000. Oscar Berger, accède au pouvoir dès 2004, à la tête d'un parti pro-états-unien.

   Alvaro perez caballeros puis aujourd’hui Oto Perez Molina, partisan de la « mano dura »  lui succèdent jusqu'au "printemps Guatémaltèque" de 2015 qui voit Perez Molina et sa vice président être destitué puis emprisonné sous la pression d'une contestation populaire faisant suite à un nouveau scandale de corruption.  

Le Guatemala est une République parlementaire. Les élections législatives et présidentielles ont lieu tous les 4 ans en même temps. Le président est à la fois le chef de l'État et le chef du gouvernement. Le président et les ministres qu'il nomme sont à la tête du pouvoir exécutif. Le législatif n'est composé que d'une seule chambre comptant 113 députés.

   Les dernière élections ont vu un représentant de la société civile être élu en réaction au scandale de corruption. Jimmy Morales semble pourtant soutenu par les clans dominant traditionnels et risque de ne pas changer la donne.

La reconstruction de la société civile

    La guerre a laissée une société civile meurtrie et ruinée. Depuis une vingtaine d’année le Guatemala se reconstruit en s’appuyant sur la force de la jeunesse, mouvement sociaux, culturels artistiques, militants renaissent et participent pleinement à la reconstruction matérielle et morale du pays. Le projet Chico Mendes de Cantel s’inscrit pleinement dans cet élan.

 

Contexte socio économique

    Aujourd'hui, le coefficient de Gini (mesure du degré d'inégalité de la distribution des revenus dans une société donnée) de la concentration des terres est de 0,84 pour le Guatemala, l'un des plus élevés au monde et le plus élevé d'Amérique centrale. En effet, un petit nombre de grandes exploitations agricoles (environ 2% des exploitations) possède 57 % des terres arables, alors que les petites « fincas » habitées en majorité par des indigènes représentent 67,5 % des exploitations et occupent seulement 7,8 % du territoire agricole.

    Le Guatemala est le pays le plus peuplé d’Amérique centrale, comptant 14 millions d’habitants en 2010 selon les estimations. 50 % de la population vivent dans des villes, dont environ 2,5 millions de personnes vivent dans des conditions très spartiates. Le Guatemala est le second pays le moins urbanisé d'Amérique centrale, après Haïti. La densité est de 128 habitants/km2. Les principales villes du pays sont Guatemala Ciudad avec une population estimée à 4,1 millions d’habitants et Quetzaltenango avec 500.000 habitants.

   51 % de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté, et 16 % de la population est en état d’extrême pauvreté. La pauvreté est fortement concentrée dans les zones rurales, puisqu'elles concentrent 72 % de ceux qui vivent sous le seuil de pauvreté et 83 % de ceux qui vivent en état d’extrême pauvreté.

Guatemala ciudad
Guatemala ciudad

    L'agriculture représente un quart du PIB, deux tiers des exportations. Ce secteur occupe aussi la moitié de la population active. Le café, le sucre et les bananes sont les principales exportations du pays. Les biens manufacturés notamment les textiles célèbres et la construction représentent 20% du PIB. L'agriculture dans le pays est avant tout vivrière notamment chez les mayas.

   Dans les zones rurales moyennes, les familles sont souvent contraintes d'envoyer un ou plusieurs de ses membres dans les fincas (grandes exploitations agricoles comme la United Fruit Company) principalement situés sur les côtes où les terres sont plus fertiles afin de faire survivre la communauté.

    Le Guatemala reçoit chaque année plus d’1,2 million de touristes, notamment en provenance d’Amérique du nord et d‘Europe.

FB en Guatemala
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FB en france
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